Lundi 3 août 2026Contrepoint de vue sur le cinéma

Alien et Predator : l’ordre de visionnage des deux sagas et de leurs croisements

Deux créatures parmi les plus marquantes du cinéma de science-fiction, un xénomorphe et un chasseur extraterrestre, se partagent un univers étendu de plus de quinze films sortis entre 1979 et 2025. Je couvre ces deux sagas depuis leurs ressorties en salle dans les années 2000, et la question que l’on me pose le plus souvent reste la même : par où commencer, et dans quel ordre enchaîner ? La réponse n’est pas unique, parce que l’ordre de sortie, l’ordre chronologique et la place des crossovers dessinent trois parcours différents. Je vais détailler chacun d’entre eux, film par film, avec les dates diégétiques, les réalisateurs et mes recommandations selon votre situation.

Dans cet article

  • La saga Alien compte sept longs métrages sortis entre 1979 et 2024, dont deux préquelles signées Ridley Scott
  • La saga Predator comprend six films de 1987 à 2025, avec un retour aux origines remarqué grâce à Prey en 2022
  • Les deux crossovers Alien vs. Predator (2004 et 2007) restent largement indépendants de la continuité principale des deux sagas
  • Pour un premier visionnage, l’ordre de sortie en salle reste la recommandation la plus fiable pour chaque franchise
  • L’ordre chronologique fictif s’étend de 1719 (Prey) à 2381 (Alien Resurrection), soit plus de six siècles d’écart
  • Les deux univers ne partagent aucune continuité narrative officielle commune en dehors des deux films AVP

Pourquoi l’ordre de visionnage pose question

Quand une saga se construit de manière linéaire, la question de l’ordre ne se pose pas. On regarde Le Parrain du premier au troisième volet et tout s’enchaîne. Mais Alien et Predator ont suivi un parcours beaucoup plus sinueux. La franchise Alien a commencé par quatre films qui avancent dans le temps, puis Ridley Scott est revenu en arrière avec deux préquelles situées des décennies avant le film original. Fede Álvarez a ensuite intercalé Alien: Romulus entre le premier et le deuxième volet. Résultat : l’ordre de sortie et l’ordre chronologique divergent complètement.

Côté Predator, la situation est un peu plus simple, mais Prey (2022) a reculé l’action jusqu’au XVIIIe siècle, bouleversant lui aussi la ligne temporelle. Et entre les deux franchises, deux films crossover sont venus brouiller les pistes en mélangeant les mythologies sans que les sagas principales ne les reconnaissent vraiment dans leur continuité.

Le problème est donc triple : il y a l’ordre dans lequel les films sont sortis en salle, l’ordre dans lequel les histoires se déroulent fictivement, et la question de savoir si les crossovers font partie du canon. Comme pour l’ordre chronologique du MCU ou celui des films Harry Potter, la bonne réponse dépend de ce que vous cherchez : découvrir les films tels qu’ils ont été conçus, ou suivre la ligne temporelle fictive pour mieux comprendre la mythologie.

La saga Alien dans l’ordre de sortie en salle

L’ordre de sortie est celui dans lequel le public a découvert chaque film. C’est aussi l’ordre dans lequel la mythologie s’est construite, couche après couche, chaque réalisateur répondant au précédent ou s’en écartant délibérément.

Une collection de films de science-fiction alignés dans l'ordre chronologique sur une étagère
Une collection de films de science-fiction alignés dans l’ordre chronologique sur une étagère

Position Titre Année de sortie Réalisateur Durée
1 Alien, le huitième passager 1979 Ridley Scott 1h57
2 Aliens, le retour 1986 James Cameron 2h17 (version longue : 2h34)
3 Alien 3 1992 David Fincher 1h54 (Assembly Cut : 2h25)
4 Alien, la résurrection 1997 Jean-Pierre Jeunet 1h49
5 Prometheus 2012 Ridley Scott 2h04
6 Alien: Covenant 2017 Ridley Scott 2h02
7 Alien: Romulus 2024 Fede Álvarez 1h59

Le premier Alien pose les fondations : un équipage de cargo spatial, un signal inconnu, une créature qui élimine les membres un par un. Ridley Scott emprunte autant à l’horreur qu’à la science-fiction, et le design de H.R. Giger donne au xénomorphe une identité visuelle qui n’a jamais été égalée. Aliens change complètement de registre : James Cameron transforme le film d’horreur en film de guerre, avec Ripley qui retourne sur LV-426 accompagnée de marines coloniaux. C’est un virage tonal radical, et pourtant les deux films fonctionnent parfaitement en diptyque.

Alien 3 a connu un tournage notoirement difficile. David Fincher, pour son premier long métrage, a dû composer avec des interférences du studio, et le résultat divise encore. L’Assembly Cut, disponible dans le coffret Alien Anthology, restaure une trentaine de minutes et rend le film plus cohérent. Alien, la résurrection part dans une direction très différente, avec la patte de Jean-Pierre Jeunet et un scénario de Joss Whedon qui mêle clonage et grotesque.

Quinze ans plus tard, Ridley Scott revient avec Prometheus, qui n’est pas un préquel direct mais partage l’univers d’Alien et pose des questions sur les origines de l’humanité et du xénomorphe. Alien: Covenant fait le lien entre Prometheus et le film de 1979 en suivant l’androïde David. Enfin, Alien: Romulus (2024) revient au survival spatial pur, avec de jeunes colons piégés sur une station abandonnée, dans une temporalité située entre Alien et Aliens.

La saga Alien dans l’ordre chronologique

Si vous préférez suivre la ligne temporelle fictive, voici comment les films s’enchaînent. Les dates proviennent des éléments diégétiques visibles à l’écran (journaux de bord, affichages de date) et des informations compilées par les encyclopédies de la franchise, notamment sur la page Wikipedia dédiée à la franchise Alien.

Position chronologique Titre Époque fictive Événement clé
1 Prometheus 2089-2093 Expédition vers LV-223, découverte des Ingénieurs
2 Alien: Covenant 2104 Le vaisseau Covenant atteint la planète de David
3 Alien, le huitième passager 2122 Le Nostromo répond à un signal sur LV-426
4 Alien: Romulus ~2142 De jeunes colons explorent une station Weyland-Yutani
5 Aliens, le retour 2179 Ripley retourne sur LV-426 avec les marines
6 Alien 3 2179 Crash sur Fiorina 161, la planète-prison
7 Alien, la résurrection 2381 Ripley clonée à bord de l’USM Auriga

Ce qui frappe dans cet ordre, c’est que Prometheus et Covenant se déroulent des décennies avant le film original. Les questions qu’ils posent sur l’origine du xénomorphe prennent un sens différent quand on les regarde avant Alien : on arrive dans le Nostromo avec une connaissance que Ripley n’a pas, ce qui change la tension dramatique. À l’inverse, certaines révélations de Prometheus perdent leur impact si l’on ne connaît pas déjà la créature qu’elles annoncent.

Alien: Romulus s’intercale entre le premier et le deuxième film. Il fait référence aux événements du Nostromo mais ne nécessite pas d’avoir vu les préquelles de Scott. C’est un bon exemple de film conçu pour fonctionner de manière autonome tout en récompensant les spectateurs qui connaissent la saga. Comme je l’avais noté pour les différentes versions de Blade Runner, autre univers de Ridley Scott, le choix de l’ordre modifie ce que le film vous demande d’apporter comme bagage.

Un couloir industriel sombre aux allures de vaisseau spatial, atmosphère typique de la saga Alien
Un couloir industriel sombre aux allures de vaisseau spatial, atmosphère typique de la saga Alien

La saga Predator : ordre de sortie et chronologie

La franchise Predator est plus compacte et, à l’exception de Prey, suit un ordre de sortie qui correspond à peu près à l’ordre chronologique. Voici les deux côte à côte.

Ordre de sortie Titre Année de sortie Réalisateur Époque fictive
1 Predator 1987 John McTiernan 1987
2 Predator 2 1990 Stephen Hopkins 1997
3 Predators 2010 Nimród Antal ~2010
4 The Predator 2018 Shane Black 2018
5 Prey 2022 Dan Trachtenberg 1719
6 Predator: Badlands 2025 Dan Trachtenberg Futur lointain

Le Predator original de John McTiernan est un film d’action virant au survival : un commando d’élite en Amérique centrale se retrouve traqué par un chasseur extraterrestre invisible. Arnold Schwarzenegger porte le film, mais c’est la mise en scène de McTiernan, qui retourne les codes du film de guerre musclé contre lui-même, qui en fait un classique. Predator 2 déplace l’action à Los Angeles en pleine canicule, avec Danny Glover. Le film est plus inégal, mais il enrichit la mythologie du Yautja (le nom de l’espèce dans l’univers étendu) et contient un clin d’œil célèbre : un crâne de xénomorphe visible dans le vaisseau du Predator, première connexion entre les deux franchises.

Predators envoie un groupe de combattants sur une planète de chasse extraterrestre. C’est un retour aux sources apprécié. The Predator de Shane Black, en revanche, a divisé par son approche plus humoristique et son intrigue centrée sur l’hybridation génétique.

Le vrai renouveau vient de Prey (2022), qui recule l’action jusqu’en 1719, dans les Grandes Plaines, avec une jeune guerrière comanche affrontant un Predator. Le film, sorti directement en streaming, a été salué par la critique comme l’un des meilleurs volets de la franchise. Dan Trachtenberg a ensuite réalisé Predator: Badlands (2025), qui situe l’action dans un futur lointain et élargit encore la portée temporelle de la saga.

En ordre chronologique, il faut donc commencer par Prey, puis enchaîner avec Predator, Predator 2, Predators, The Predator, et terminer par Predator: Badlands.

Les crossovers Alien vs. Predator : où les placer

Deux films ont croisé les deux franchises, nés d’une idée lancée par ce crâne de xénomorphe aperçu dans Predator 2.

AVP: Alien vs. Predator (2004), réalisé par Paul W.S. Anderson, se déroule en Antarctique à l’époque contemporaine. Une équipe d’explorateurs découvre une pyramide souterraine où des Predators viennent chasser des xénomorphes dans un rituel initiatique. Le film a connu un succès commercial correct mais a été fraîchement accueilli par les fans des deux sagas, notamment à cause de son classement PG-13 aux États-Unis, inhabituel pour ces franchises.

AVPR: Aliens vs. Predator – Requiem (2007), réalisé par les frères Strause, se passe immédiatement après le premier AVP, dans une petite ville du Colorado envahie par des xénomorphes. Le film est plus violent mais souffre d’une photographie extrêmement sombre qui rend l’action difficile à suivre.

La question cruciale est celle du canon. Ni Ridley Scott ni les scénaristes des films Alien suivants n’ont intégré les événements des AVP dans la continuité officielle. Prometheus contredit même certains éléments des crossovers. Côté Predator, la situation est similaire : Prey et ses suites ignorent les AVP. En pratique, les deux crossovers forment leur propre micro-continuité, distincte des deux sagas principales. Je recommande de les regarder séparément, après avoir vu au moins les deux premiers Alien et le premier Predator, pour apprécier la confrontation sans confusion narrative.

Un salon aménagé en home cinéma pour un marathon de films de science-fiction
Un salon aménagé en home cinéma pour un marathon de films de science-fiction

Quel ordre choisir pour un premier visionnage

Si vous n’avez jamais vu aucun de ces films, voici ma recommandation. Elle s’appuie sur un principe simple : chaque film a été conçu pour un public qui avait vu les précédents dans l’ordre de sortie. Les révélations, les clins d’œil et les ruptures de ton sont calibrés pour ce parcours.

Pour la saga Alien, commencez par le film de 1979, puis Aliens (1986), Alien 3 (1992) et Alien, la résurrection (1997). Passez ensuite aux préquelles : Prometheus (2012) puis Alien: Covenant (2017). Terminez par Alien: Romulus (2024). Cet ordre vous permet de découvrir la créature avec le même effet de surprise que le public original, puis de plonger dans ses origines une fois que vous en connaissez les manifestations.

Pour la saga Predator, suivez l’ordre de sortie : Predator (1987), Predator 2 (1990), Predators (2010), The Predator (2018), Prey (2022), puis Predator: Badlands (2025). Prey fonctionne très bien en tant que cinquième film vu, même s’il est chronologiquement premier : on apprécie d’autant plus la manière dont Trachtenberg réinvente la formule qu’on la connaît déjà.

Pour les crossovers, regardez-les après avoir terminé les deux sagas principales, comme des curiosités qui exploitent la mythologie des deux franchises sans en être le prolongement. C’est le même type de logique que l’on applique quand on se demande dans quel ordre regarder Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit : la question n’est pas seulement chronologique, c’est aussi une question d’expérience narrative.

Quel ordre choisir pour une redécouverte

Si vous connaissez déjà les films et que vous voulez les revoir sous un angle différent, l’ordre chronologique complet offre une expérience intéressante. Voici le parcours intégral, toutes franchises confondues, crossovers inclus.

Bloc 1 : les origines. Commencez par Prey (1719), le point de départ le plus ancien de l’ensemble. Enchaînez avec Predator (1987), Predator 2 (1997), puis les deux AVP (années 2000). Cette première partie montre la présence extraterrestre sur Terre à travers les siècles.

Bloc 2 : l’ère Predator moderne. Regardez Predators (~2010), puis The Predator (2018). Ces films explorent la fascination humaine pour la technologie Yautja.

Bloc 3 : la saga Alien. Passez à Prometheus (2089-2093), Alien: Covenant (2104), Alien (2122), Alien: Romulus (~2142), Aliens (2179), Alien 3 (2179), et terminez par Alien, la résurrection (2381).

Bloc 4 : le futur. Concluez avec Predator: Badlands, situé dans un futur lointain.

Ce parcours a le mérite de montrer l’évolution de la menace extraterrestre sur plus de six siècles. Il a l’inconvénient de mêler des niveaux de qualité très variables et des tons très différents. Pour une redécouverte plus sélective, je recommande plutôt un marathon thématique : les quatre Alien originaux un soir, les deux préquelles de Scott un autre, Prey et Predator en double programme, et Romulus en clôture. C’est d’ailleurs ce type de marathon que l’on peut optimiser en suivant nos conseils pour bien regarder un film chez soi, car plusieurs de ces films bénéficient énormément d’un bon réglage d’image et de son.

Ce qui arrive ensuite : suites et séries

Les deux franchises sont loin d’être terminées. Côté Alien, la série Alien: Earth, créée par Noah Hawley pour FX, explore la présence xénomorphe sur Terre dans un cadre contemporain. C’est la première extension télévisuelle de la franchise, et son positionnement temporel, bien avant les événements du film de 1979, en fait un nouveau préquel qui enrichit la mythologie. Le succès commercial et critique d’Alien: Romulus a par ailleurs relancé l’intérêt des studios pour de nouveaux films.

Côté Predator, Dan Trachtenberg s’est imposé comme le nouveau gardien de la franchise après le succès de Prey. Predator: Badlands explore des territoires narratifs inédits en projetant l’action dans le futur, ce qui ouvre la porte à de nouvelles possibilités. Selon la fiche Allociné de Predator: Badlands, le film confirme la volonté du studio d’explorer des époques variées.

La question du croisement entre les deux franchises reste ouverte. Aucun nouveau film AVP n’est annoncé, mais l’histoire a montré que ces deux créatures finissent toujours par se retrouver. Pour les amateurs de sagas interconnectées, c’est le même plaisir que de suivre les 25 films James Bond en essayant de tracer les fils conducteurs entre des visions de réalisateurs très différentes.

Je mettrai cet article à jour au fil des annonces et des sorties, comme je le fais pour tous les guides de visionnage du site. La beauté de ces deux franchises, c’est qu’elles ne cessent de se réinventer : un film d’horreur spatiale devient un film de guerre, un blockbuster américain devient un survival historique en langue comanche. C’est cette capacité de mutation qui les rend passionnantes à suivre, et qui garantit que la question de l’ordre de visionnage ne cessera de se complexifier.

À retenir

  • Pour un premier visionnage, suivez l’ordre de sortie en salle pour chaque saga séparément : Alien de 1979 à Romulus, Predator de 1987 à Badlands
  • Les crossovers AVP se regardent après les deux sagas principales, comme des bonus qui n’affectent pas la continuité officielle
  • Pour Alien 3, privilégiez l’Assembly Cut (version longue de 2h25) disponible dans les coffrets Blu-ray, nettement plus cohérente que le montage cinéma
  • En redécouverte, le marathon chronologique complet de Prey (1719) à Alien Resurrection (2381) offre une perspective inédite sur six siècles de menace extraterrestre
  • Vérifiez les versions disponibles avant de lancer un film : Aliens et Alien 3 existent en montages très différents qui changent l’expérience

Questions fréquentes


Faut-il avoir vu Prometheus et Covenant avant Alien: Romulus ?

Non. Alien: Romulus se situe entre Alien (1979) et Aliens (1986) et ne fait pas directement référence aux événements des préquelles de Ridley Scott. Il contient quelques clins d’œil à l’ensemble de la franchise, mais son intrigue est autonome. Il suffit d’avoir vu le premier Alien pour comprendre le contexte.

Les films Alien vs. Predator font-ils partie du canon officiel ?

En pratique, non. Ni les films Alien sortis après 2004 ni les films Predator récents ne tiennent compte des événements des deux AVP. Prometheus contredit même certains éléments établis par AVP. Les deux crossovers forment leur propre continuité, distincte des sagas principales. Ils restent divertissants à regarder, mais ne sont pas nécessaires pour suivre l’une ou l’autre franchise.

Quel est le meilleur film pour commencer si l’on ne connaît rien aux deux franchises ?

Le premier Alien (1979) reste le point d’entrée idéal. Le film ne présuppose aucune connaissance préalable, pose toutes les bases de la mythologie, et fonctionne à la fois comme un chef-d’œuvre d’horreur et de science-fiction. Si vous préférez l’action pure, Predator (1987) est l’autre porte d’entrée naturelle. Dans les deux cas, commencez par le film original de chaque franchise.

Prey peut-il se regarder sans avoir vu les autres films Predator ?

Absolument. Prey est conçu comme un récit autonome situé en 1719, sans lien narratif direct avec les autres volets. C’est même l’un des films les plus accessibles de la franchise. Il contient une référence discrète à Predator 2 (un pistolet gravé), mais elle n’est pas nécessaire à la compréhension de l’intrigue. C’est un excellent point d’entrée alternatif pour les spectateurs rebutés par l’esthétique années 1980 du film original.

Combien de temps faut-il pour regarder tous les films Alien et Predator ?

En comptant les sept films Alien, les six films Predator et les deux crossovers AVP, on arrive à quinze films pour une durée totale d’environ 30 heures. En version longue pour Aliens et Alien 3, ajoutez environ 45 minutes supplémentaires. C’est l’équivalent d’un long week-end de marathon, ou de deux à trois semaines à raison d’un film par soir. Pour comparaison, l’intégrale du MCU dépasse les 80 heures.

Dans quel ordre regarder les versions longues et Director’s Cut ?

Pour Alien (1979), le montage cinéma original est préférable au Director’s Cut de 2003, qui ajoute peu et casse le rythme selon Ridley Scott lui-même. Pour Aliens, la version longue (2h34) enrichit le personnage de Ripley avec la scène de sa fille. Pour Alien 3, l’Assembly Cut (2h25) est fortement recommandé. Pour les autres films, les montages cinéma suffisent. Si vous voulez approfondir la question des versions multiples, j’avais traité un cas similaire avec les sept montages de Blade Runner.


Julien Marceau
Julien Marceau

Julien Marceau suit le cinéma depuis vingt ans, d'abord en salle obscure puis en salle de montage. Formé à la critique dans les revues indépendantes, il a couvert une quinzaine d'éditions de festivals, de Gérardmer à Cannes, et signe pour Versus Mag des décryptages, des portraits de cinéastes et des guides de visionnage. Il défend une idée simple : un film se raconte mieux quand on explique comment il a été fabriqué.