Dans cet article
- La franchise en base de TVA dispense de facturer et de reverser la TVA, en contrepartie de l’impossibilité de déduire la TVA sur les achats
- En 2026, le seuil de franchise s’établit à 85 000 € pour les ventes de marchandises et à 37 500 € pour les prestations de services
- La mention obligatoire sur chaque facture est « TVA non applicable, art. 293 B du CGI », sans aucun montant de taxe
- Un dépassement du seuil majoré (93 500 € pour le négoce, 41 250 € pour les services) entraîne une application immédiate de la TVA
- Les micro-entrepreneurs sont concernés au premier chef, mais le régime s’applique aussi aux sociétés, associations et professions libérales sous conditions
- L’option pour le paiement de la TVA reste possible à tout moment et prend effet au premier jour du mois de la demande
Sommaire
- Qu’est-ce que la franchise en base de TVA
- Qui peut bénéficier de la franchise en base de TVA
- Les seuils de franchise en base de TVA en 2026
- Comment savoir si vous êtes éligible à la franchise en base
- Comment facturer en franchise de TVA
- Dépassement des seuils : que se passe-t-il concrètement
- Activité mixte et franchise en base de TVA
- Avantages et inconvénients du régime de franchise
J’ai passé vingt ans à décortiquer des budgets de films, des comptes d’exploitation et des montages financiers de production. En tant que critique indépendant, j’ai aussi dû comprendre très tôt le fonctionnement de la franchise en base de TVA, parce que c’est le régime fiscal qui concerne la majorité des travailleurs indépendants en France, des auteurs aux techniciens intermittents qui facturent sous un certain seuil. Que vous soyez auto-entrepreneur, freelance ou dirigeant d’une petite structure, ce guide vous explique le mécanisme dans le détail, avec les chiffres à jour pour 2026.
Qu’est-ce que la franchise en base de TVA
La franchise en base de TVA est un dispositif d’exonération prévu par l’article 293 B du Code général des impôts. Concrètement, elle dispense les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils de collecter la TVA sur leurs ventes ou prestations. L’entreprise facture donc ses clients hors taxe, sans appliquer de taux de TVA, et n’a pas à reverser de taxe à l’État.
La contrepartie est simple : si vous bénéficiez de la tva franchise en base, vous ne pouvez pas récupérer la TVA payée sur vos propres achats professionnels. C’est un échange : moins de formalités administratives et un prix potentiellement plus compétitif pour vos clients particuliers, contre l’impossibilité de déduire la taxe sur vos charges.
Ce régime n’est pas une option à cocher : il s’applique de plein droit dès lors que votre chiffre d’affaires reste sous les plafonds légaux. Vous n’avez aucune démarche à effectuer pour en bénéficier. En revanche, vous pouvez choisir d’y renoncer en optant volontairement pour le paiement de la TVA, ce qui peut s’avérer judicieux dans certaines situations que je détaille plus bas.

Qui peut bénéficier de la franchise en base de TVA
Le dispositif concerne un large éventail d’acteurs économiques. Voici les principaux profils éligibles :
- Les micro-entrepreneurs (anciennement auto-entrepreneurs), qui représentent la majorité des bénéficiaires du régime
- Les entreprises individuelles au régime réel simplifié ou normal, tant que leur chiffre d’affaires reste sous les seuils
- Les sociétés commerciales (SARL, SAS, EURL, SASU) sous conditions de chiffre d’affaires
- Les professions libérales réglementées ou non, y compris les auteurs, artistes et techniciens du spectacle
- Les associations à but non lucratif dont les activités lucratives restent sous les plafonds
- Les exploitants agricoles au régime du remboursement forfaitaire
Certaines activités sont toutefois exclues du bénéfice de la franchise, quelle que soit leur taille. C’est le cas notamment des opérations immobilières soumises à la TVA sur la marge, des ventes de véhicules d’occasion par des négociants, ou encore des opérations intracommunautaires portant sur des moyens de transport neufs. Les activités relevant de la TVA agricole obéissent à des règles spécifiques détaillées par le portail Service-Public.fr dans sa fiche dédiée à la franchise en base.
Dans le monde du cinéma et de l’audiovisuel, de nombreux professionnels indépendants sont concernés. Un critique freelance, un monteur en micro-entreprise ou un réalisateur de courts métrages qui facture ses prestations sous les seuils bénéficie automatiquement de ce régime. C’est d’ailleurs un sujet que je croise régulièrement quand j’échange avec des confrères lors de festivals, y compris à Cannes où les questions pratiques ne manquent pas.
Les seuils de franchise en base de TVA en 2026
Les seuils de la franchise en base tva ont fait l’objet d’une réforme mouvementée début 2025. La loi de finances pour 2025 avait initialement prévu un abaissement brutal à 25 000 € pour toutes les activités, avant que le gouvernement ne fasse machine arrière face à la levée de boucliers des indépendants. Les plafonds finalement retenus, qui s’appliquent en 2026, sont les suivants :
| Type d’activité | Seuil de base (franchise maintenue) | Seuil majoré (perte immédiate) |
|---|---|---|
| Ventes de marchandises, objets, fournitures, denrées (BIC négoce) | 85 000 € | 93 500 € |
| Prestations de services (BIC et BNC) | 37 500 € | 41 250 € |
| Activités spécifiques des avocats, auteurs et artistes-interprètes | 47 500 € | 52 500 € |
| Autres activités des avocats (conseil, rédaction d’actes) | 19 600 € | 23 700 € |
Ces montants s’apprécient sur le chiffre d’affaires hors taxe de l’année civile précédente (année N-1). Si votre activité a débuté en cours d’année, le chiffre d’affaires est proratisé pour être ramené à une année complète. Par exemple, si vous avez démarré le 1er juillet et réalisé 20 000 € de prestations de services en six mois, votre chiffre d’affaires annualisé est de 40 000 €, ce qui dépasse le seuil de 37 500 € et vous fait basculer hors de la franchise.
Il est essentiel de consulter l’article 293 B du Code général des impôts sur Légifrance pour vérifier les seuils en vigueur, car ils sont régulièrement révisés par les lois de finances successives.

Comment savoir si vous êtes éligible à la franchise en base
La vérification de votre éligibilité repose sur trois étapes simples que je recommande de suivre méthodiquement :
Première étape : identifier la nature de votre activité. Vous devez déterminer si votre chiffre d’affaires relève des ventes de marchandises, des prestations de services, ou d’une activité spécifique (avocats, auteurs). Cette classification conditionne le seuil qui vous est applicable. Un réalisateur indépendant qui facture des prestations de mise en scène relève des services ; un libraire qui vend des ouvrages relève des ventes de marchandises.
Deuxième étape : calculer votre chiffre d’affaires de référence. Prenez le chiffre d’affaires HT encaissé sur l’année civile précédente. Si vous êtes en première année d’activité, proratisez comme indiqué précédemment. Attention : on parle bien du chiffre d’affaires encaissé, pas facturé, sauf si vous relevez des BIC au régime de la créance (débits).
Troisième étape : comparer aux seuils. Si votre CA de l’année N-1 est inférieur au seuil de base, vous bénéficiez de la franchise pour l’année N. Si votre CA de N-1 dépasse le seuil de base mais reste sous le seuil majoré, vous conservez la franchise pour l’année N mais la perdez pour N+1 si le dépassement se confirme. Si votre CA dépasse le seuil majoré en cours d’année, la franchise cesse immédiatement.
En pratique, votre espace professionnel sur impots.gouv.fr vous permet de vérifier votre situation vis-à-vis de la TVA et de connaître le régime qui vous est appliqué.
Comment facturer en franchise de TVA
Facturer sans TVA ne signifie pas facturer n’importe comment. Les règles de facturation en franchise en base de TVA sont précises et leur non-respect peut entraîner des sanctions.
Votre facture doit comporter toutes les mentions obligatoires habituelles (identité des parties, date, numéro de facture, désignation des biens ou services, quantité, prix unitaire), à une différence majeure près : aucune ligne de TVA ne doit apparaître. Ni taux, ni montant de taxe, ni total TTC. Le prix affiché est le prix net, point final.
En revanche, vous devez impérativement apposer la mention suivante sur chaque facture :
« TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
Cette mention est obligatoire. Son absence expose à une amende de 15 € par mention manquante, plafonnée au quart du montant de la facture. Elle informe votre client qu’il ne pourra pas récupérer de TVA sur cet achat, ce qui est un élément important pour les professionnels assujettis.
Quelques erreurs fréquentes à éviter :
- Ne jamais indiquer un taux de TVA à 0 % : ce n’est pas la même chose qu’une exonération. Le taux 0 % n’existe pas en droit français.
- Ne pas mentionner de numéro de TVA intracommunautaire si vous n’en avez pas besoin : en franchise, vous n’en disposez généralement pas, sauf si vous réalisez des acquisitions intracommunautaires.
- Ne pas facturer la TVA par erreur : si vous collectez de la TVA alors que vous êtes en franchise, vous devrez la reverser à l’État sans pouvoir déduire celle de vos achats. Un piège coûteux.
Pour les professionnels de l’audiovisuel, la facturation est un sujet récurrent. Quand on travaille sur des projets dont on analyse ensuite la rentabilité au box-office, il est paradoxal de constater que beaucoup de techniciens ne maîtrisent pas les bases de leur propre facturation.
Dépassement des seuils : que se passe-t-il concrètement
Le dépassement des seuils de la franchise en base obéit à un mécanisme à deux niveaux qu’il faut bien distinguer, car les conséquences ne sont pas les mêmes.
Premier cas : dépassement du seuil de base mais pas du seuil majoré. Si votre chiffre d’affaires de l’année N dépasse le seuil de base (37 500 € pour les services, 85 000 € pour le négoce) sans franchir le seuil majoré, vous conservez le bénéfice de la franchise pour l’année N. Mais si le dépassement se reproduit l’année suivante (N+1), vous perdez la franchise au 1er janvier de l’année N+2. En clair, un dépassement isolé est toléré ; deux années consécutives au-dessus du seuil de base entraînent la sortie du régime.
Second cas : dépassement du seuil majoré. Si votre chiffre d’affaires dépasse le seuil majoré (41 250 € pour les services, 93 500 € pour le négoce) en cours d’année, la franchise cesse de s’appliquer dès le premier jour du mois de dépassement. Vous devez alors facturer la TVA à compter de cette date et régulariser les factures du mois en cours.

| Situation | Conséquence sur la franchise | Date d’effet |
|---|---|---|
| CA N-1 sous le seuil de base | Franchise maintenue pour l’année N | 1er janvier de l’année N |
| CA N-1 entre seuil de base et seuil majoré (première année) | Franchise maintenue pour l’année N | 1er janvier de l’année N |
| CA N-1 entre seuil de base et seuil majoré (deuxième année consécutive) | Perte de la franchise | 1er janvier de l’année N+1 |
| CA de l’année en cours dépasse le seuil majoré | Perte immédiate de la franchise | 1er jour du mois de dépassement |
En cas de sortie du régime, vous devez demander un numéro de TVA intracommunautaire à votre service des impôts des entreprises, modifier vos factures, mettre en place une comptabilité de TVA (déclarations mensuelles ou trimestrielles selon votre régime) et informer vos clients du changement. C’est une transition administrative significative qu’il vaut mieux anticiper plutôt que subir.
Activité mixte et franchise en base de TVA
La question de l’activité mixte est l’une des plus fréquentes et des plus mal comprises. On parle d’activité mixte lorsqu’un entrepreneur exerce simultanément une activité de vente de marchandises et une activité de prestations de services. C’est un cas courant : pensez au photographe qui vend des tirages (négoce) et facture des reportages (services), ou au formateur qui vend des supports pédagogiques en plus de ses interventions.
Dans ce cas, la franchise s’applique si deux conditions cumulatives sont remplies :
- Le chiffre d’affaires global (toutes activités confondues) ne dépasse pas le seuil applicable aux ventes de marchandises (85 000 €)
- Le chiffre d’affaires spécifique aux prestations de services ne dépasse pas le seuil des services (37 500 €)
Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est plus remplie, les règles de dépassement s’appliquent selon les mêmes modalités que pour une activité unique. Le suivi doit donc être doublement rigoureux, avec un décompte séparé pour chaque catégorie de recettes.
Pour les professionnels du cinéma qui cumulent plusieurs casquettes, c’est un point crucial. Un critique qui publie des articles (prestation intellectuelle) tout en vendant des ouvrages (vente de marchandises) doit surveiller ses deux compteurs. La même logique s’applique à un cinéaste polyvalent qui enchaîne réalisation, production et vente de droits.
Avantages et inconvénients du régime de franchise
La franchise en base de TVA n’est pas un avantage automatique. Selon votre situation, elle peut constituer un levier de compétitivité ou, au contraire, un handicap financier. Voici un bilan honnête.
Les avantages
- Simplification administrative majeure : pas de déclaration de TVA à déposer, pas de comptabilité de taxe à tenir, moins de risques d’erreurs et de pénalités.
- Prix compétitif pour les clients particuliers : puisque vous ne facturez pas de TVA, votre prix final est mécaniquement inférieur de 20 % à celui d’un concurrent assujetti, à marge égale. Pour un lecteur qui cherche à équiper son installation home cinéma et fait appel à un installateur en franchise, l’économie est directe.
- Trésorerie simplifiée : pas de TVA collectée à reverser, donc pas de décalage de trésorerie entre l’encaissement et le paiement de la taxe.
Les inconvénients
- Impossibilité de déduire la TVA sur les achats : c’est le revers principal. Si vous investissez dans du matériel coûteux (caméras, ordinateurs, logiciels de montage), vous supportez la TVA sans pouvoir la récupérer. Sur un investissement de 10 000 € HT, cela représente 2 000 € de TVA non déductible.
- Désavantage face aux clients professionnels : une entreprise assujettie à la TVA préfère souvent un prestataire qui facture avec TVA, car elle peut la déduire. Votre prix HT n’est alors pas un avantage pour elle.
- Effet de seuil : la proximité des plafonds crée une zone d’incertitude. Refuser un contrat pour ne pas dépasser le seuil est un frein à la croissance que certains indépendants connaissent bien.
- Mention obligatoire sur les factures : la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » signale à vos clients que votre structure est de petite taille, ce qui peut être perçu négativement dans certains secteurs.
Quand envisager l’option pour la TVA
L’option volontaire pour le paiement de la TVA mérite d’être étudiée dans trois cas de figure :
- Vous réalisez des investissements importants et souhaitez récupérer la TVA correspondante
- Votre clientèle est majoritairement professionnelle et assujettie à la TVA
- Vous approchez régulièrement des seuils et préférez sécuriser votre situation plutôt que de risquer un basculement subi
L’option prend effet au premier jour du mois au cours duquel elle est formulée auprès du service des impôts des entreprises. Elle est valable pour une période de deux ans et se renouvelle tacitement. Selon le site du ministère de l’Économie, la dénonciation de l’option doit intervenir avant le 31 janvier de l’année concernée.
Le choix entre franchise et assujettissement volontaire n’est pas anodin. C’est un peu comme choisir entre différentes versions d’un même film : chaque option a ses qualités propres, et le bon choix dépend entièrement de votre contexte.
Cas pratique : un technicien audiovisuel
Prenons l’exemple d’un monteur vidéo en micro-entreprise qui réalise 30 000 € de chiffre d’affaires annuel. Ses charges professionnelles s’élèvent à 5 000 € HT par an (abonnements logiciels, matériel informatique). La TVA sur ces achats représente 1 000 €. En franchise, il ne récupère pas ces 1 000 €, mais il n’a aucune obligation déclarative en matière de TVA. S’il opte pour la TVA, il devra facturer 36 000 € TTC à ses clients (30 000 € + 6 000 € de TVA), reverser 6 000 € à l’État, déduire 1 000 € de TVA sur ses achats, et donc payer effectivement 5 000 € de TVA nette. L’opération n’est intéressante que si ses clients professionnels acceptent le prix TTC et récupèrent eux-mêmes la TVA.
À retenir
- Vérifiez votre chiffre d’affaires N-1 avant le 1er janvier pour anticiper votre situation vis-à-vis de la franchise en base de TVA
- Apposez systématiquement la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sur toutes vos factures, devis et avoirs
- Tenez un suivi mensuel de votre chiffre d’affaires pour détecter un dépassement du seuil majoré avant qu’il ne soit trop tard
- Si votre clientèle est majoritairement composée de professionnels assujettis, étudiez sérieusement l’option pour la TVA
- En cas d’activité mixte, surveillez les deux seuils séparément : chiffre d’affaires global et chiffre d’affaires services
Questions fréquentes
Comment savoir si je suis bénéficiaire de la franchise en base de TVA ?
Vous bénéficiez automatiquement de la franchise si votre chiffre d’affaires HT de l’année civile précédente est inférieur aux seuils légaux : 85 000 € pour les ventes de marchandises ou 37 500 € pour les prestations de services. Vous pouvez vérifier votre régime fiscal sur votre espace professionnel du site impots.gouv.fr, rubrique « Consulter ma situation fiscale ». Si vous êtes micro-entrepreneur, votre régime est aussi visible sur le portail de l’URSSAF.
En 2026, les seuils de franchise en base de TVA sont fixés à 85 000 € (seuil de base) et 93 500 € (seuil majoré) pour les activités de vente de marchandises. Pour les prestations de services, ils s’établissent à 37 500 € (seuil de base) et 41 250 € (seuil majoré). Les auteurs et artistes-interprètes bénéficient d’un seuil spécifique de 47 500 €.Quel est le seuil de franchise en base de TVA en 2026 ?
Vous établissez votre facture normalement avec toutes les mentions obligatoires (identité, date, numéro, désignation, prix), mais sans aucune ligne de TVA. Le montant facturé est un montant net, sans distinction HT/TTC. Vous devez obligatoirement inscrire la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sur chaque facture. N’indiquez jamais un taux de TVA à 0 %, car cette notion n’existe pas en droit fiscal français.Comment facturer un client lorsqu’on est en franchise de TVA ?
Tout dépend du seuil franchi. Si vous dépassez le seuil de base sans atteindre le seuil majoré, vous conservez la franchise pour l’année en cours. En revanche, si vous dépassez le seuil majoré, la franchise cesse immédiatement, dès le premier jour du mois de dépassement. Vous devez alors commencer à facturer la TVA, demander un numéro de TVA intracommunautaire et déposer des déclarations de TVA.Que se passe-t-il si je dépasse le seuil de franchise en cours d’année ?
Oui, l’option pour le paiement de la TVA est possible à tout moment. Elle prend effet au premier jour du mois de la demande et vous engage pour une durée minimale de deux ans, renouvelable par tacite reconduction. Cette option est pertinente si vous avez des investissements importants à réaliser ou si vos clients sont majoritairement des professionnels qui récupèrent la TVA. La demande se fait par courrier auprès de votre service des impôts des entreprises.Peut-on renoncer volontairement à la franchise en base de TVA ?
Non, la franchise en base de TVA s’applique à toute entreprise dont le chiffre d’affaires reste sous les seuils, quel que soit son statut juridique : entreprise individuelle, EURL, SARL, SAS, SASU, profession libérale ou même association. Les micro-entrepreneurs en sont les bénéficiaires les plus visibles car leurs plafonds de chiffre d’affaires coïncident souvent avec ceux de la franchise, mais le dispositif est bien plus large.La franchise en base de TVA concerne-t-elle uniquement les micro-entrepreneurs ?
Julien Marceau suit le cinéma depuis vingt ans, d'abord en salle obscure puis en salle de montage. Formé à la critique dans les revues indépendantes, il a couvert une quinzaine d'éditions de festivals, de Gérardmer à Cannes, et signe pour Versus Mag des décryptages, des portraits de cinéastes et des guides de visionnage. Il défend une idée simple : un film se raconte mieux quand on explique comment il a été fabriqué.

